L’économie de l’expérience
La nouvelle économie de l’art

Un modèle économique valorisant les expériences du secteur de l’art.

Économie de l’expérience*
L’économie de l’expérience dans l’art, c’est considérer l’expérience de l’art comme un bien économique.

(*) L’économie de l’expérience se définit comme l’expérience en tant que bien économique.

Cette notion a été formulée par la Biennale de Paris en 2018. Cette notion est trans-sectorielle et considère que les expériences de chaque secteur peuvent créer une économie à leur endroit.

Contexte

L’économie de l’art est monopolisée par le marché de l’art, à savoir un lieu de vente et d’achat d’objets d’art. La marché de l’art contrôle les artistes en surdéterminant leur pratiques. Il empêche l’art d’évoluer. Accepter la possibilité qu’il puisse exister d’autres économies pour l’art que le marché de l’art c’est offrir à l’art et aux artistes de nombreuses ouvertures, des failles de liberté.

L’expérience : la nouvelle valeur économique pour l’art

L’économie de l’expérience dans l’art se base sur la valorisation de l’expérience tel que :

  • des pratiques artistiques de l’ordre de l’expérience qui ne passent pas par la production d’objet d’art ;
  • le capital cognitif, des idées, des concepts, des intuitions, des sensibilités, des échanges, des connaissances et des savoirs entre des professionnels, des acteurs et des opérateurs de l’art et de la culture ;
  • des expériences des publics de l’art et de la culture qui dépasse le statut de consommateur pour intégrer le statut de co-producteur ;
  • des modes de vie, des attitudes, des convictions, des états d’esprit ;
  • des imaginaires collectifs et individuels ;
  • une mémoire plurielle, sociale, historique, artistique, économique, institutionnelle et individuelle, constituée comme un patrimoine immatériel pour l’humanité.

Les enjeux de l’économie de l’expérience dans l’art

  • Faire de l’expérience artistique un bien économique à part entière ;
  • Offrir au secteur de l’art et de la culture les moyens de réaliser sa transition vers de nouveaux modèles économiques basés sur l’expérience ;
  • Créer une nouvelle économie basée sur l’expérience de l’art et affranchie du marché de l’art.
  • Faire de l’art un secteur d’émancipation sociale par l’économie ;
  • Développer une économie équitable au service de des artistes, de l’art et de la société qui puisse être un prototype pour d’autres secteurs que celui de l’art ;
  • Créer un écosystème économique permettant de garantir l’autonomie financière de ses acteurs, partageant les mêmes valeurs et mutualisant leurs investissements ;
  • Offrir à chaque citoyen la possibilité de participer aux dynamiques de l’art et ainsi, à la transformation de nos sociétés.

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